Après 24 années de revendications et de procédures, le différend opposant d’anciens travailleurs à la direction de la SITARAIL a connu son épilogue. La signature d’un protocole d’accord entre l’entreprise ferroviaire et les autorités burkinabè consacre le règlement des droits sociaux des plaignants et marque la fin d’un vieux contentieux du secteur du transport ferroviaire sous régional.

Réunis le mardi 17 mars 2026 à Ouagadougou, les responsables de la société ferroviaire et les représentants du gouvernement ont procédé à la signature officielle d’un accord mettant un terme au conflit né en 2002. Celui-ci prévoit notamment le paiement des cotisations sociales liées aux périodes de suspension des contrats, le règlement des droits de fin de service ainsi que la reconnaissance administrative de la carrière des 29 ex-travailleurs concernée.
Suspendu depuis plus de vingt ans, le litige entre l’entreprise ferroviaire et ses anciens agents trouve finalement une issue favorable. À l’origine de la crise, l’arrêt du trafic ferroviaire consécutif aux troubles sociopolitiques survenus en Côte d’Ivoire en 2002 avait entraîné la mise en veille de nombreux contrats de travail.
Les ex-employés réclamaient notamment la reconnaissance de ces périodes dans le calcul de leur ancienneté ainsi que le paiement de certains avantages liés à leurs grades. Malgré une décision arbitrale rendue en 2007, l’application des mesures recommandées s’était heurtée à plusieurs difficultés, prolongeant le bras de fer entre les parties.
La relance des discussions, facilitée par les autorités gouvernementales en 2025, a permis d’aboutir à un compromis global. Celui-ci prévoit, entre autres, le versement des cotisations sociales correspondant aux périodes de suspension, le paiement des droits de fin de contrat restés en souffrance et la délivrance de documents administratifs attestant des services accomplis.
En contrepartie, les bénéficiaires ont accepté de renoncer à toute autre revendication financière relative à cette période. Pour leur porte-parole, cette issue constitue un soulagement après de longues années d’attente et d’incertitude. Il a également salué l’implication des pouvoirs publics dans le règlement définitif du dossier, soulignant que les ayants droit des travailleurs décédés seront eux aussi pris en compte.
Par Aconews