Le réseau INSP!R Burkina Faso a organisé une conférence de presse à Ouagadougou afin de dresser un bilan de la situation actuelle de la protection sociale dans le pays, ainsi que des actions de plaidoyer entreprises en faveur de la ratification et de l’application des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le 23 décembre 2025, son président, Patrice Pamousso, a exposé les progrès réalisés et les initiatives en cours.

Il a souligné que « la protection sociale constitue un enjeu majeur nécessitant l’engagement concerté de l’ensemble des parties prenantes. Elle doit, selon lui, être inclusive et accessible à toutes les catégories sociales, sans distinction. Depuis sa création en 2014, le Réseau INSP!R Burkina Faso déploie plusieurs initiatives avec le soutien de partenaires techniques et financiers belges, parmi lesquels figurent We Social Movements, la Confédération Syndicale Chrétienne, les Mutualités Chrétiennes, le Mouvement pour la Solidarité Internationale et la Coopération belge. D’après son président, Patrice Pamousso, ces programmes visent à élargir la couverture de la protection sociale à travers le renforcement des capacités, des campagnes de sensibilisation, la conduite d’études et des actions de plaidoyer ciblées».

Dans le cadre de son programme 2022-2026, le Réseau INSP!R Burkina Faso poursuit activement ses actions de plaidoyer en faveur de la ratification des conventions 102, 176 et 189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Concernant spécifiquement la convention 189, qui porte sur les droits des travailleurs et travailleuses domestiques, le président du Réseau, Patrice Pamousso, a rappelé qu’une étude de conformité avec la législation nationale a été conduite en 2024, sous la supervision du ministère en charge de la protection sociale et du Bureau international du Travail. Il a également souligné qu’un pas important a été franchi le 19 novembre 2025, date à laquelle la Commission consultative du travail a examiné un projet de décret visant à encadrer les conditions de travail dans ce secteur. »
S’agissant de la convention 176 de l’OIT relative à la sécurité et à la santé dans les mines, il a été rappelé qu’aucune démarche officielle de ratification n’a été entreprise entre 2022 et 2024. Toutefois, certaines de ses dispositions ont été partiellement intégrées dans le dispositif juridique national, notamment à travers la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier. Cette loi consacre, entre autres, la responsabilité des sociétés mères en matière de santé et de sécurité au travail dans le secteur minier.
Pour la convention 102 sur la sécurité sociale, le président d’INSP!R Burkina Faso a indiqué que « plusieurs décrets d’application du Régime d’assurance maladie universelle ont été adoptés », permettant « l’affiliation des entreprises et l’immatriculation des assujettis ».