Dans son communiqué n°03, rendu public par le capitaine Farouk Azaria Sorgho à travers la télévision nationale, le KORAG, organe de veille chargé du suivi de la mise en œuvre de la vision stratégique du Burkina Faso, a porté à la connaissance de l’opinion publique l’existence d’un réseau tentaculaire de corruption et de blanchiment de capitaux. Ce système illicite, selon les révélations de l’institution, impliquerait des agents des douanes ainsi que plusieurs membres du corps judiciaire.

D’après les éléments contenus dans le rapport, l’affaire trouve son origine dans plusieurs dénonciations adressées à l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Ces dénonciations mettent en lumière des pratiques frauduleuses attribuées à certains agents des douanes, accusés d’avoir exigé des paiements illicites auprès de transporteurs, en échange du libre passage de camions pourtant en règle avec les procédures de dédouanement.
Les enquêtes ouvertes par le parquet ont permis de découvrir d’importantes sommes d’argent dans les domiciles des mis en cause et de réunir des preuves matérielles, notamment des vidéos de flagrant délit. Malgré ces éléments, un non-lieu avait été prononcé en juillet 2024 par le juge d’instruction, décision confirmée en août 2025 par la chambre d’instruction de la Cour d’appel.
Le KORAG dénonce également de graves dysfonctionnements au sein de la justice, évoquant la divulgation de l’identité des dénonciateurs, des faits de corruption et d’influence au sein de la Cour d’appel de Ouagadougou. Dix magistrats et un avocat seraient concernés par l’enquête.
Le KORAG affirme que des sanctions disciplinaires et judiciaires seront prises contre les acteurs indélicats, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement et du peuple burkinabè à poursuivre la lutte contre la corruption et l’impunité.
Le KORAG a réaffirmé sa détermination à faire prévaloir l’État de droit en déclarant que les auteurs des actes incriminés, ainsi que leurs complices, devront répondre de leurs agissements devant la justice et feront l’objet de sanctions conformes à la loi.
L’institution a souligné qu’aucun traitement de faveur ne sera accordé, quelle que soit la position ou l’identité des personnes mises en cause. Elle a par ailleurs exhorté les citoyens burkinabè à faire preuve de discernement et de vigilance face aux tentatives de manipulation médiatique susceptibles de brouiller la vérité et d’entraver le processus judiciaire.
Par Aconews