Des organisations de la société civile, regroupées au sein de la Coordination Nationale des Associations de la Veille Citoyenne (CNAVC), ont organisé une marche ce samedi 28 mars 2026 à Ouagadougou afin de dénoncer la position du Parlement européen concernant l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum.

La mobilisation, qui a rassemblé plusieurs associations de veille citoyenne, s’est tenue devant la représentation de l’Union européenne dans la capitale burkinabè.
Selon les organisateurs, l’action visait à protester contre la résolution adoptée le 12 mars 2026, réclamant la libération « immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Bazoum.
Le président de la CNAVC, Oumar Michel Kopia, a expliqué que l’objectif était d’interpeller les autorités européennes afin qu’elles revoient leur position. Il a précisé que, faute d’évolution, la coordination pourrait formuler des exigences plus fermes.
Pour sa part, le porte-parole Julien Dabiré a estimé que cette résolution constituait une ingérence dans les affaires internes des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), en contradiction avec le principe de non-ingérence inscrit dans la Charte des Nations unies.
La CNAVC a également mis en garde contre les conséquences de certaines interventions étrangères, qu’elle associe à des dynamiques de déstabilisation dans plusieurs pays.
Dans le même esprit, des mobilisations similaires ont eu lieu dans d’autres capitales de l’AES, notamment à Niamey et Bamako, illustrant une action coordonnée de la société civile dans la région.
Par Aconews