Journée mondiale de l’Environnement 2026 : L’action climatique est au menu des échanges, cette année

La Journée mondiale de l’environnement 2026 met l’accent sur le changement climatique. Sous le slogan : « Maintenant pour le climat », la commémoration mondiale de cette Journée est accueillie, ce vendredi 5 juin, à Bakou en Azerbaïdjan.

Chaque année, le 5 juin, le Burkina Faso à l’instar d’autres pays, célèbre cette journée. Evénement international établi par les Nations Unies, la Journée mondiale de l’environnement 2026 sera l’occasion pour le pays des hommes intègres d’organiser des activités de sensibilisation, des opérations de reboisement et des déclarations officielles pour souligner les défis climatiques majeurs, s’inscrivant donc en droite ligne avec les objectifs du thème retenu.

Étant particulièrement exposé aux effets du changement climatique, cette année le pays met l’accent sur les solutions d’adaptation pour protéger l’agriculture et les ressources naturelles, sans oublier la lutte contre la pollution. Au cœur des préoccupations locales, il y a les problématiques liées à la gestion des déchets (notamment les sachets plastiques) et la préservation des sols. Cette édition met donc l’accent sur l’urgence d’accélérer la transition écologique en mobilisant l’action collective des citoyens, des entreprises et des gouvernements.

Découvrez ci-dessous, le message du Camarade Commandant Ismaël Sombié, ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement 2026.

« Le 5 juin de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de l’Environnement (JME) afin de promouvoir la protection de notre planète et de sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux. Cette journée constitue pour notre pays une occasion privilégiée de réaffirmer son engagement en faveur de la préservation de l’environnement, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement de la résilience des populations face aux effets des changements climatiques.

Aujourd’hui, les défis environnementaux auxquels le monde est confronté sont de plus en plus préoccupants. Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient à travers le monde et leurs conséquences affectent durablement les populations, les économies et les écosystèmes. Les sécheresses récurrentes, les inondations, les vagues de chaleur, la dégradation des terres et la raréfaction des ressources en eau sont désormais des réalités auxquelles aucun pays ne peut rester indifférent.

Le Burkina Faso, pays sahélien, demeure particulièrement exposé à ces effets. Les perturbations pluviométriques, l’augmentation des températures, la dégradation continue des terres, la pression croissante sur les ressources en eau ainsi que la perte progressive du couvert végétal constituent des défis majeurs pour notre développement économique et social. Ces phénomènes ont en effet des répercussions directes sur l’agriculture, l’élevage, les ressources halieutiques, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau potable et les conditions de vie des populations. Ils menacent également les efforts consentis par notre pays en matière de lutte contre la pauvreté et de développement durable.

Camarades concitoyens,

Pour cette année 2026, la communauté internationale se réunit autour du thème : « L’action climatique et la nécessité de repenser nos systèmes économiques pour un avenir durable ». Cette thématique appelle à une transformation profonde de nos modèles de production et à un rétablissement de l’équilibre entre développement économique et préservation du climat.

Face à ces défis, le Gouvernement, sous le leadership éclairé du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a fait de la protection de l’environnement et de la résilience climatique des priorités stratégiques de son action. L’ambition est de construire un modèle de développement capable de répondre aux besoins des populations tout en préservant les ressources naturelles dont dépend l’avenir des générations présentes et futures.Dans cette dynamique, mon département ministériel poursuit la mise en œuvre d’importantes actions visant à renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés.

Un premier axe prioritaire de ces actions porte sur la restauration des terres et les aménagements paysagers dans les villes du pays. Ainsi, mon département entend aménager, pour l’année 2026 en cours, 80 espaces verts, 60 ronds-points et 65 km de plantations d’alignement dans certaines villes du pays, et ce, en collaboration avec les communes concernées. Ces espaces sont positionnés comme de véritables leviers de santé publique, en contribuant à l’amélioration de la qualité de l’air et du confort thermique, mais également comme des facteurs essentiels de cohésion sociale.

Le second axe concerne l’assainissement et la gestion durable des déchets. L’amélioration du cadre de vie des populations passe nécessairement par un assainissement adéquat des villes et des campagnes. Des actions sont ainsi menées pour renforcer la collecte et la valorisation des déchets, promouvoir l’économie circulaire et lutter contre les différentes formes de pollution qui affectent notre environnement.

Un troisième axe est relatif à la promotion d’une agriculture durable et résiliente, à travers le développement de pratiques agroécologiques, la diffusion de technologies adaptées aux changements climatiques, la valorisation des ressources locales et l’utilisation croissante des énergies renouvelables, afin de renforcer la capacité de nos systèmes de production à faire face aux aléas climatiques.

Camarades concitoyens,

Au niveau national, la JME sera célébrée en différé et couplée avec la Journée mondiale de Lutte contre la Désertification et la Journée à Faible Émission de Carbone (JFEC) du 27 juin au 04 juillet 2026 sous la dénomination : « Semaine de l’environnement et de l’écocitoyenneté (SECO 2026) ».

Pour ce faire, j’invite chaque département ministériel, chaque institution, chaque entreprise et chaque collectivité territoriale à installer une Cellule environnementale et d’écocitoyenneté (CECO) ou à redynamiser leur cellule environnementale si elle existe déjà. Les CECO coordonneront et porteront les diverses actions de préservation de l’environnement au cours de la semaine. Ces actions sont notamment des actions de salubrité, de reboisement, d’aménagements paysagers, d’éducation écocitoyenne et d’embellissements divers. Les CECO constitueront ainsi le socle pour internaliser et inculquer l’esprit et l’habitude de la préservation de l’environnement dans la durée au sein de notre société.

Pour maintenir la flamme de l’écocitoyenneté permanente, mon département instaurera un prix de l’écocitoyenneté dénommé « Prix Faso Vert » qui se tiendra dans le mois d’octobre de chaque année et dont la première édition est prévue se tenir le 20 octobre 2026. Ce prix vise à récompenser les personnes physiques ou morales qui se seront distinguées par des actions patriotiques d’amélioration du cadre de vie et d’économie circulaire basée sur des technologies climato-innovantes.

Dans cette perspective, j’encourage le secteur privé à renforcer sa responsabilité environnementale en adoptant des modes de production respectueux des ressources naturelles et en investissant dans les technologies vertes telles que voulues par le Prix Faso Vert.

J’exhorte les établissements scolaires et universitaires, les organisations de la société civile, les associations, les leaders coutumiers et religieux à engager des actions concrètes d’écocitoyenneté et de préservation de l’environnement.

J’adresse un appel particulier aux femmes et aux jeunes dont l’engagement, la créativité et le dynamisme constituent des atouts essentiels dans la construction d’un avenir prospère et durable.

Enfin, j’invite chaque citoyen à adopter des gestes simples mais déterminants : planter et entretenir un arbre, maintenir les espaces de vie propres, économiser l’eau, lutter contre les feux de brousse, éviter les dépôts sauvages d’ordures et promouvoir la valorisation des déchets.

Ces actions individuelles, multipliées à l’échelle nationale, peuvent produire des résultats considérables pour la préservation de notre environnement.

Vive la protection de l’environnement !

Vive le Burkina Faso !

Vive la Révolution Progressiste

Populaire!

La patrie ou la mort, nous vaincrons. »

Le Camarade Commandant Ismaël SOMBIE,

Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques.

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