Réuni en Conseil des ministres le jeudi 2 juillet 2026, l’exécutif Burkinabè a adopté les statuts de CIM-SAHEL, une nouvelle société d’économie mixte à participation publique majoritaire, destinée à renforcer l’approvisionnement en ciment et à protéger les consommateurs contre la spéculation.
L’annonce a été faite par le ministre en charge de l’Industrie, Serge Gnaniodem Poda, qui a précisé que cette société disposera d’un capital social de 5 milliards de FCFA. L’État détiendra 60 % des parts, tandis que les 40 % restants seront détenus par des partenaires privés.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une forte demande en ciment, portée par l’accélération des projets d’infrastructures publiques et privées à travers le pays. Face à cette pression sur le marché, les autorités entendent assurer un approvisionnement régulier en ciment sur l’ensemble du territoire national.
Selon le ministre, la création de CIM-SAHEL vise également à mettre un frein aux pratiques spéculatives qui contribuent à la hausse des prix du ciment. En favorisant des coûts jugés raisonnables, le gouvernement espère améliorer l’accès à ce matériau essentiel pour les ménages, les promoteurs immobiliers et les entreprises de construction.
Au-delà de la régulation des prix, la nouvelle société devra accompagner la dynamique de développement engagée par le Burkina Faso en soutenant la réalisation des nombreux chantiers d’infrastructures en cours et à venir.
