Football : Argentine-Burkina Faso, après le bras de fer à Casablanca, les Étalons décollent finalement

Après un bras de fer à Casablanca, la sélection burkinabè a quitté le Maroc vendredi soir à bord d’un vol spécial. Elle affrontera l’Argentine, championne du monde 2022, dans la nuit de samedi 3 octobre 2026.

 

Les Étalons ont quitté Casablanca vendredi soir à destination de Buenos Aires, au terme d’une journée de tensions qui a failli compromettre le déplacement.

Bloqués à Casablanca depuis leur match contre la Centrafrique, plusieurs Étalons de l’équipe A avaient refusé de monter dans l’avion. Leur argument : le calendrier est intenable. Il leur faudrait enchaîner un match intense au Maroc, plus de dix heures de vol et un fort décalage horaire, avant d’affronter, quarante-huit heures plus tard, les champions du monde en titre, sans véritable temps de récupération.

La ministre des Sports et le président de la Fédération burkinabè de football (FBF) s’étaient rendus en urgence au Maroc, avec l’appui de l’ambassadeur du Burkina dans le pays. Malgré leurs efforts, les joueurs n’avaient pas cédé dans un premier temps.

Face à la crise, une décision ferme avait été prise : les joueurs récalcitrants seraient rapatriés à Ouagadougou, tandis que le reste du groupe serait renforcé par les Étalons U23, déjà en route pour le Maroc.

Un vol spécial attendait à Casablanca depuis la nuit précédente. L’objectif : constituer une équipe capable d’honorer l’engagement, quitte à présenter un effectif remanié.

Pour beaucoup de supporters, la réponse semblait simple : si les conditions ne sont pas réunies, on annule. La réalité contractuelle est plus rigide. Même un match amical constitue un engagement strict au regard de la FIFA.

Une annulation de dernière minute, hors cas de force majeure (catastrophe naturelle, fermeture d’espace aérien), exposerait le pays à deux sanctions lourdes :

– Une amende de la FIFA, pouvant aller jusqu’à 2 millions de dollars, soit environ 1 milliard de FCFA ;
– Des poursuites de l’organisateur, le contrat signé avec l’agent FIFA et la fédération argentine prévoyant l’indemnisation du manque à gagner : location du stade, droits TV, sponsors, billetterie.

Une telle facture pourrait paralyser la FBF pendant des années. D’où la volonté de l’État d’éviter ce double drame, sportif et financier, en assurant la présence du Burkina à Buenos Aires.

Source : ACONEWS

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