Burkina Faso : Les vigiles bénéficient désormais d’un salaire minimum de 57 000 F CFA après la signature d’une convention collective

Après neuf années de négociations, les travailleurs et employeurs des sociétés privées de sécurité au Burkina Faso disposent désormais d’une convention collective. Le document a été signé le mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré.

Fruit de plusieurs années de concertation entre les partenaires sociaux, cette convention collective vise à mieux encadrer les relations professionnelles dans le secteur et à améliorer les conditions de travail des agents de sécurité.

Accompagné par la Direction générale du travail, le processus de négociation a permis d’aboutir à un accord qui couvre plusieurs aspects de la vie professionnelle, notamment les contrats et leur rupture, la classification des emplois, les salaires, primes et indemnités, les possibilités d’évaluation et de promotion, ainsi que l’exercice du droit syndical.

L’un des principaux acquis concerne la rémunération. Selon le ministre Mathias Traoré, le salaire de base des vigiles sera désormais fixé à un minimum de 57 000 F CFA. La convention prévoit également un plan de carrière pour les travailleurs des sociétés privées de sécurité, ainsi que diverses indemnités et avantages en nature pouvant être accordés par les entreprises.

Le ministre a toutefois rappelé que l’efficacité de cet instrument dépendra de son application effective. La convention doit entrer en vigueur un an après sa signature. Elle a été conclue entre deux faitières représentant quelque 400 sociétés privées de sécurité, avec la possibilité pour le ministère chargé du Travail de procéder à son extension aux entreprises non signataires, conformément aux textes en vigueur.

Du côté des employeurs, le vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), chargé du dialogue social, Harouna Toguyeni, a assuré que les employeurs œuvreront à sa mise en œuvre.

Pour le président du mois des centrales syndicales, Inoussa Nana, cette signature constitue une avancée importante pour l’organisation du secteur et l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents.

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